| HOME | | INDEX / FR | | INDEX / EN | | FORUM |



L'affaire des familles déplacées et leur retour dans leurs villages d'origines au Mont-Liban, n'est-elle pas une utopie? Dès la réception des fonds en 1993, il a été conseiller au ministre chargé de cette réalisation titanique, de créer une société privée qui prends en charge la distribution des indemnités. L'idée avait enthousiasmé le chef, mais rejeté par ces hommes. N'oublions pas que nous vivons dans un système tribal, fondé sur l'appartenance religieuse ou la razzia reste la seul méthode pour se faire un salaire honorable.
En voyageant le long des routes de la montagne, la vue est sublime! Vu de loin, les villages donnent l'impression que tout est reconstruis et les habitants vivent dans la joie. Une fois á l'intérieur la déception nous envahi, souvent des squelettes de bâtiments en béton armé ou des maisons inachevées. Du moment ou les discutions commence avec les rares résidents, la déprime est totale, personne n'est satisfait de la situation, malgré que certains ont été généreusement indemnisées. Seuls les officielles concernés défendent leurs cause, en rejetant le blâme de la non réussite du programme sur les autres fonctionnariats de l'état. Selon les chiffres officiels 85% des dossiers ont été réglés, il reste une région et deux villages ou la réconciliation n'a pas eu lieu, et de ce fait les déplacées ne sont pas revenu reconquérir leur bien. Peut-être ils ont effectué leur compte durant la saison estival ? La réalité sur le terrain et complètement différente. Rare sont les personnes qui vivent á l'année dans leurs villages d'origines, peu importe leurs appartenances religieuses. Les raisons sont diverses, manque de travail, d'école, d'hôpital, de service public, de système sociale, enfin un manque de tout ce qu'un état démocratique et moderne doit offrir á ces citoyens.
Notre approche a été mise á jour tout en accompagnant les derniers événements. Le départ de l'armée syrienne, laisse un vide encore plus dramatique ; des maisons délabrées des terres retournées et des paysages désolants. Comment faire pour réparer tous cela sans commettre les mêmes erreurs? Le dialogue seul ne mène à rien, si cela n'est pas suivit par une réelle application au quotidien, les réconciliations officielles ne sont pas suffisantes pour redonner un nouveau départ á la vie. Pour quoi ne pas laisser ce travail entre les mains de la société civile? Comment inspirer confiance á la collectivité, alors que nous vivons dans un monde individualiste?
Mes ententes est une expérience unique dans son genre au Liban; utilisé l'art, la culture et l'humanisme pour traiter un sujet extrêmement politique. Grâce au soutien de la communauté Européenne via leur programme installe en collaboration avec l'OMSAR, ce rêve devient réalité. Nous sommes partis sur des bases non conformes aux règles du jeu pré établie dans les mentalités, notre équipe est multiconfessionel et diverge á partir d'horizons variables. Elle représente le point de vue des trois générations sacrifiées sur l'autel de la guerre civile. Ce livre est le premier volet de la saga du retour des déplacées, le deuxième volume sera produit en accompagnant la dernière phase, celle promise par le ministre actuelle chargé de clôturer ce dossier épineux. En apparence, du moment ou les fonds nécessaires seront octroyer, le chantier final ne durera qu'une année et demi. Cela nous donne l'impression et le sentiment de déjà vu. suite...

The return of the Displaced to their cities and villages of origin in Mount Lebanon, might well be an endeavour that comes too close to a utopian project. Indeed, the populations concerned do not appear to have yet experienced the expected improvements in their daily lives. To an observer travelling along the roads of Lebanon's mountains, the views are quite sublime.   Seen from afar, the allure of the mountain villages reveal an impression of "renaissance" where almost everything seems to have been rebuilt.   Surprisingly, one might even be led to believe that their inhabitants have returned to a state of relative harmony. Once you find yourself in the heart of the villages however, those very villages that were once stained with blood, you realize how deceptive the views are from afar.   Up close, you are faced with skeletons of former concrete buildings and numerous houses under reconstruction.   Discussions with the few local residents you find there expose a sense of despondency and general dissatisfaction with their situations, even though some have already been generously compensated.   According to official figures, 85 % of all cases have been closed so far. Official reconciliation has been achieved in all except one area and two remaining villages. Additionally rare are the people, from all communities, who live year long in their actual villages of origin.   The reasons behind this are as diverse as: the lack of job opportunities, schools, hospitals, public and social services. In summary, the core issues remain the absence of these services that a modern and democratic state should be granting its citizens. The sequence of our work on the ground has coincided with the recent dramatic political developments that have shaken Lebanon. In this context, we have witnessed the departure of Syrian forces, leaving a marked landscape void of what was once there, contributing to the desolated scenery and deteriorated houses. This turn of events has raised again the question of how to go about the mission of relocating the Displaced, in addition to repairing the damage that has been caused, while avoiding the pitfalls of the past.   Recent history in Lebanon is a constant reminder for us that negotiations held between communitarian leaders have only resulted in pompous official reconciliations that do not suffice a new start for the humble citizens of this country. Therefore, in order to inspire confidence in the communities, why not entrust this task to the civil society itself? "Mes Ententes" is a unique experience in Lebanon, using art and culture as a vehicle to deal with a primarily political issue in a humanist perspective.   Thanks to the support of the European Community through project AFKAR, executed in collaboration with the Office of Minister of State for Administrative Reform (OMSAR), this dream has come true. The actual realization of this work is based on a different set of rules, rules that are not preconceived.   Our team is multi confessional and its members all come from diverse backgrounds.   The team brings together a condensed variety of viewpoints, assembling three generations that have lived through Lebanon's civil war.    This book is the first volume of the "saga" of the return of the Displaced.   The second volume will be produced to follow up the completion, by the current government minister of the Displaced, of this long and distressing process.   Officially, as soon as the necessary funds for this second phase are available, the final stage of the project should not last more than a year and a half.   We therefore express the wish that our sense of lack of achievement will this time, not be repeated. more...


| HOME | | INDEX / FR | | INDEX / EN | | FORUM |

© Arab Images Foundation® 2005